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Il tient son arme dans le champ de vision de l'homme, puis pose le canon sur son front, appuie.
Atiq Rahimi, Syngué sabour
Du cou tranché jaillissent deux flots de sang... Le paysage semble fermé, figé - le ciel bleu déborde d'une lumière blanche... A demi éclairé par le soleil mourant, tandis que le crépuscule s'approche de la ville, le ciel est bleu - qu'ajouter de plus -... Des charrettes entrent bruyamment sur la place Saint-Antoine; la lumière est trop blanche, invincible - le soleil brûle ! Des rustres écarquillent les yeux devant l'échafaud - le ciel s'impose, des milliers de têtes ondulent comme un champ de sorgho. Dans un chariot cinquante quatre personnes en chemises rouges de parricides sont amenées sur la place. les nuages traînaillent encore, une vieille femme aux vêtements rouges danse en injuriant la populace; ciel bleu; le bugle du soleil assourdit la campagne quelqu'un demande à quelqu'un d'autre : "qui est-ce ?". On entend une réponse : "la citoyenne Nonville" ! La lumière est irréelle. ™; en un instant elle est couchée sur la planche : le temps est de circonstance; le grand bourreau s'approche de la machine rouge, tire une corde, le couperet tombe en sifflant. Le ciel est absolu - le couperet tombe avec un bruit sec - le bourreau a les mains pleines de sang - deux flots de sang jaillissent du cou coupé... Le soleil-étalon monte la jument de la terre≈ personne ne parle, le silence est complet - le jour est divin. Le ciel est d'un bleu autoritaire ! Les autres condamnés se préparent : le ciel est d'un bleu tyranique...
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Maria Cristina rêva une nuit
que quelqu'un lui donnait le numéro de téléphone
de Guilherme
Adilia Lopez, Maria Cristina Martens
Cindy Stillman rêve d'avoir à s'occuper d'une affaire bien dure. L'intelligence de Stillman est toute d'intuition, Cindy Stillman se donne chaque fois un nom différent ! Cindy Stillman a un esprit audacieux - la plupart du temps elle s'occupe d'affaires conjugales... Sa spécialité est la filature à moto. Cindy Stillman est toujours excitée lorsqu'elle découvre des preuves d'infidélité conjugale ; il lui semble alors mettre en évidence toute la dureté du monde. Cindy Stillman vit sa vie comme un jeu même si elle affronte parfois d'authentiques dangers - Stillman pratique aussi plusieurs sports de combat... Son métier lui a donné une vision sordide de la condition humaine! Cindy Stillman adore faire des filatures. Julie Lafougue lui paraît être un patronyme de bande dessinée. Cindy Stillman adore son travail, elle ne voudrait pas en faire un autre : Cindy Stillman vit sa vie comme un jeu même si elle affronte parfois de vrais dangers ; Cindy Stillman ne s'appelle pas Cindy Stillman mais Julie Lafougue. Cindy Stillman aurait pu s'appeler Esther Quinn ou Queen car ce nom lui paraissait raffiné, mais elle y a quand même renoncé. Cindy Stillman n'est pas subtile mais elle ne craint pas les sauts dans l'ombre : Stillman a trente deux ans. Cindy Stillman pratique aussi plusieurs sports... Cindy Stillman pratique aussi plusieurs sports. Cindy Stillman vit sa vie comme un jeu même si elle affronte parfois d'authentiques dangers ; Cindy Stillman aime son travail, elle ne voudrait pas en faire un autre...
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Eh oui, tout le reste était en place…
Ionesco, Le solitaire
Une employée du fisc aurait abattu ses deux cousins avec un fusil. Un fils d'Harley Ellison aurait dit à quelqu'un qu'il y avait quelque chose d'étrange dans le comportement de Martin Jabès - Alfredo Ermakov coucherait avec Elytis - le chien de la voisine de Hubert Selby aurait sauté par la fenêtre d'un troisième étage! Dedalus et Blanche auraient été vus ensembles du côté de Champagne-sur-Seine! L'inspecteur René Leys et Mademoiselle Stillman auraient été achetés pour ne jamais dire la vérité; la cohabitation de ceux qui sont dans le secret avec ceux qui ne le sont pas crée des tensions! Quelqu'un aurait acheté la maison d'Alexandre Jardin - on aurait vu passer quelqu'un par la fenêtre de José Cathrine et on pouvait même dire son nom! Des bruits divers courent les cafés d'Obsonville; on jase sur la femme d'un officier apparenté à Kevin Coe: depuis plusieurs jours il paraîtrait même que Paul-Jean Toulet fuirait Rosa Triolet... diverses personnes seraient sur le point de quitter le Gâtinais. Même les chiens ne dormiraient plus: un étranger aurait visité Egreville; rien ne serait plus jamais comme avant: Camilo Céline n'irait plus au café. Un corbeau menacerait Bellaud, Ratermanis dit avoir vu Umberto Eco de Trémainville avec Quentin Rieux de Treuzy-Levelay - la gendarmerie serait sur le point d'arrêter Akiyuki Nosaka, on aurait vu Ulf Epitect avec un fusil traverser Rumont sur une moto!
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Lucie a fait de son mieux pour camoufler sa vexation.
Patrick Goujon, Hier dernier
Mademoiselle Clairwill continue à croire qu'elle a devant elle de longues années galantes, Mlle Clairwill vit sa vie à Sorgues où elle croit poursuivre l'écriture de ce traité de sociologie: a aimé un grand nombre de fois... Chaque nouvelle aventure amoureuse l'ouvre à un infini de sensations toujours inattendues, a laissé à certains de ses amants des remords étonnants, Clairwill considère que l'amour conjugal est un poisson trop plein d'arêtes, Samia Clairwill a eu une vie amoureuse impétueuse! Chaque fois qu'elle s'abandonne à un homme, c'est toujours avec la même force... Sa vie a été des plus violente. Samia dévore la vie avec gourmandise... Samia a un côté "midinette" et en même temps une grande liberté d'esprit, quand Clairwill a envie d'un homme, elle est prête à n'importe quoi pour le posséder: sait toujours qu'elle reste encore inexplorée; la passion est le centre de son réel, Mademoiselle Samia Clairwill ne comprend pas qu'une femme puisse détester un homme! N'a jamais regretté aucune de ses aventures amoureuses aussi brèves qu'elles aient été... Sa vie amoureuse lui donne une connaissance parfaite; Samia sent s'approcher l'instant où sa vie perdra toute signification, où il lui faudra se forcer à renoncer à la chaleur de la passion, pense toujours aux hommes et, pensant aux hommes, c'est à l'amour qu'elle pense; est assurée d'avoir encore tout à apprendre de l'amour! Quand Clairwill voit un homme, ce n'est pas tant l'homme qu'elle voit que les possibilités d'amour qu'il porte en lui: Benato et Benato furent parmi ses amants... Mademoiselle Clairwill garde toujours une certaine tendresse pour ses anciens amants... Aime en l'homme une certaine rudesse.
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The room in which he took refuge now was stuffy and smelled of the previous tenant, an old woman who had died just a few days before.
Domenic Stansberry, The naked moon
Un petit sourire sans humour rôde aux commissures de ses lèvres: peut-être que oui… un chat satisfait veille de son seuil tiède, regarde les oiseaux à la recherche de vers de terre sur le bord de la rivière, qu'est-ce qu'il faut croire? Mince alors, le soleil continue à jouer avec les feuilles. A Rémauville, les raisons de vivre et de mourir sont variables, maintes fois même chaotiques! Tranquille... Les hommes sont pleins de pensées brutales... Têtes gorgées de soupçons: le visage de Rosa Sinouls apprécie! Quelque part, un téléphone sonne... Tout ceci n'est pas très cartésien! A propos comment a-t-il découvert ça? Secrets. Y a des choses qu'il vaudrait mieux laisser tranquilles! Je ne saurais rien me rappeler de précis! Eté: oui, aussi - il y a des choses de quoi il vaut mieux ne pas parler - qu'est-ce qu'il faut faire? Comment savoir comment agir? Albert Honeystone, une minute! Albert Honeystone allonge le cou pour discerner les mots... Garde les yeux baissés: on trouve de tout aujourd'hui...
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Soudain, je remarquai sur une sorte d'étagère une grosse Bible, et comprenant que je me trouvais chez des protestants, je leur nommai celui que je venais d'aller voir.
André Gide, Si le grain ne meurt
La vente du jour concerne des objets fous: tout se déroule dans le désordre le plus grand et une atmosphère bon enfant - Jacques De Groeneve de Rémauville montre à Jacopo Rousso l'objet qu'il vient d'acheter: une vinaigrette en porcelaine. Comme à son habitude pour animer la vente Eekhoud répète n'importe quoi et par exemple: "les malheurs sont des choses communes auxquelles on croit difficilement; dans un coin Marcel Bloom et Eugénie discutent à voix basse - il y a beaucoup de monde dans la salle des ventes - sur la tribune des employés s'activent, déplaçant divers objets! Jan Eekhoud frappe de son marteau son bureau de bois: "adjugé!" Jan Eekhoud déroule un vieux journal et annonce "Les étrennes aux fouteurs démocrates daté de quartidi 24 Thermidor". Il lit: "la dénonciation est la sauvegarde de la liberté dans une république populaire". Beaucoup des personnes présentes paraissent se connaître, la salle est pleine d'objets de toutes sortes. Jan Eekhoud est bien connu pour son humour un peu lourd! Rosa signe un chèque; Jan Eekhoud propose une pile de livres, prend celui du dessus dont il lit le titre : "La vente des biens nationaux pendant la Révolution" de Marcel Marion. Marco Reid s'approche d'Irène Garp et lui dit quelque chose... Jan Eekhoud annonce "un état des jugements de condamnation à la peine de mort rendus par le tribunal révolutionnaire portant huit noms, dont Nonville qualifié marquis...
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La requête fut d'abord présentée par l'officier d'ordonnance qui parlait si bien français.
Philippe Labro, Le petit garçon
Pétition des Sans-culottes du canton d'Egreville datée du nonidi 29 Thermidor
le citoyen Nonville possède une grande exploitation formée de plusieurs terres qu'il a réunies et confiée à deux cultivateurs. Il est peu de communes où il y ait assez de communaux pour que chaque habitant en ait pour cinq cent livres! Les gros fermiers dont nous parlons cherchent à écraser tous ceux qui ne sont pas si opulents qu'eux en les restreignant aux petites possessions qu'ils peuvent avoir. Une petite culture bien soignée, un horizon borné mais clair, voilà ce que demandent le bonheur et la raison : plusieurs métayers de domaines exigent des droits onéreux : c'est l'obligation de fournir une grande quantité de gros blé : ils entreprennent deux ou trois corps de ferme et se forment par ce moyen un labour de huit à dix charrues... Vous frapperez du glaive de la loi tous les laboureurs qui prendraient ou qui conserveraient dans la suite des fonds qu'ils ne pourraient cultiver par eux-mêmes ! Guerre aux châteaux, paix aux chaumières.
Coanon, Clémenceau, Carnavon, Dupont, Grand
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L'homme et la signification se dessineront sur le fond du monde justement par l'opération du style.
Maurice Merleau-Pongty, La prose du monde
Cindy Stillman s'est installée pour cette enquête à Rumont où elle a trouvé un" bed and breakfast": Cindy Stillman n'est pas particulièrement subtile mais elle ne craint pas les sauts dans l'obscurité: Cindy ne dit une chose que si elle la pense effectivement - sa spécialité est la filature à moto, elle parcourt ainsi chaque année des milliers de kilomètres. Estime que son métier exige qu'elle soit solitaire. Julie Lafougue lui semble être un patronyme de bande dessinée - même si elle affronte parfois de vrais dangers Cindy Stillman vit sa vie comme un jeu: elle a déjà pu discuter avec Bumstead et Benato. La vie est pour elle un énorme jeu de l'oie; a un peu de mal à comprendre les relations qui tiennent les habitants de la région. Elle aurait pu choisir de s'appeler Esther Quinn ou Queen car ce nom lui paraissait superbe. Cindy Stillman se voit comme un géant détective! Quand elle rêve, ses rêves ont la précision d'une décision mûrement réfléchie... Cindy Stillman n'a jamais su faire rien d'autre que fouiller dans la vie des gens... Son métier lui a donné une vision sordide de la condition humaine, quand Cindy Stillman accepte une enquête, elle ne la lâche pas avant d'avoir trouvé une solution. Elle a appris à ses dépens que les gens mentent perpétuellement... Les dés sont pipés - Cindy se donne chaque fois un nom différent: d'habitude, Cindy Stillman travaille à Paris mais travailler à la campagne l'amuse. Adore faire des filatures. Elle a alors l'impression de vivre de façon exaltante... Elle a l'habitude de foncer.
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la mort des moines laisse libres
les anciens bancs
Stéphane Bouquet, Cloître
Date : tues 15 august 2009 15:00:00 + 0015 From : outis@personne-online.cn To : clairwill@gatinais.com Subject : je sais que vous aurez le même sort.
ta vie n'est plus qu'une mort qui vibre le temps rattrape ceux qu'il poursuit. Que ton exécuteur frappe et frappe, il ne te reste plus que quelques jours ; tu peux tout comprendre, je sais qui tu détestes, Clairwill, - les bourreaux ont changé de camp, ta douleur sera à la mesure de ma rage. Tremble. L'oeil de dieu est sur toi ; comme un taré tu marches dans l'ombre ! Tu vas vivre dans une panique tenace, je n'aurai pas non plus pitié : crains le vingt-quatre... Tu marches dans la nuit sans voir les signes... Tu es né détestables.
Clairwill, visite ton site "http://www.clairwill.org".
outina
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Dans le temps, il faut apprendre à marcher debout.
Ernst Jünger, Graffiti/Frontalières
Est née Bloom. Elle ne parvient pas à accepter que la vie soit ce qu'elle est - Madame Dedalus s'est autrefois égarée dans des causes trop immaîtrisables pour elle ! Johanna Dedalus fait toujours preuve d'une certaine innocence, à cause de la liberté de ses moeurs, le village lui est hostile : a bien, autrefois, envisagé de quitter le Gâtinais, mais il lui aurait fallu faire preuve de plus d'énergie qu'elle n'en disposait, n'est jamais à plus d'un pas de la nostalgie ! Il est difficile de recoller les morceaux du souvenir - a apparemment beaucoup d'ennemis (Johanna regarde tous les objets de l'univers comme autant de simulacres). Johanna Dedalus ne s'occupe plus de son enfant - Johanna Dedalus a fui sa famille très jeune - Madame Dedalus, toujours vêtue de façon excentrique, ne sort jamais sans ses deux chiens. Johanna Dedalus vit dans une certaine indifférence aux réalités sensibles du monde... Madame Dedalus aurait souhaité transformer le monde en un lieu sûr... Est une notion en puissance - n'a gardé aucune relation avec sa famille - vit dans le moment sans bien savoir ce que c'est que vivre ; Johanna Dedalus est toute d'une pièce. Ses recherches sexuelles font du dégât. S'est toujours voulue sans attaches. Est sans fêlure - les rares êtres qui l'habitent, l'habitent comme des pensées. Souffre mais considère que cette souffrance est le prix à payer !
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Je cherche à écrire un livre où je songe en lisant.
Pascal Quignard, Vie secrète
lui aimant botaniser aussi loin que la longue nappe du sommeil et photographier l'entre jambes le carmin chaud ce que tu disais : "tu disais quoi ?" lo que es es por eso zizi digital blancheur du ciel sic transit open field son regard était nu opération poésie fantôme avec crack close to the Moutain Lair (the same day ou april the 23 rd à dix H.) le rythme ne peut pas être hors du vers cheval de pluie avec air alpha plus quando le mani accarezzano e premano (soul food) route suspendue sur l'océan sur dents vertes des roches noires and stoned waves le jour marche sur le jour radical e-poetry but what is radical and e-poetry le vent sert de parole maintenant que les journalistes cirent les pompes noires de Big Sur décorer la beauté d'une délicieuse usure vers voyelles-consonnes avec rimes sublimées langue-prison
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J'ai bien peur de ne pas pouvoir m'exprimer plus clairement, dit Alice
Lewis Carroll, Les aventures d'Alice au pays des merveilles
appelle donatien alphonse de sade montre surprenant jure détruit pardonne fastidieux brûler merveilleux aujourd'hui dansez-moi je répète total look une réglisse de posture le rose je déclare faire en sorte nom apparaît désespère obéit un poinçon jambes c'est une absence "c'est banal" tourner les clés glaces pas printemps aucune moutarde expose sa glace une limonade de reste je répète (réel jeu) (parfois) c'est un élan aucune dérive "c'est superbe" montre son feuillage chemins bondit dépêche nouvelle façon (désormais) écrit coeur battant avec violence c'est une agitation expliquant institutions
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Aujourd'hui j'ai vécu mon adolescence et ça n'a pas glissé tout seul.
Eric-Emmanuel Schmitt, Oscar et la dame rose
Bref résumé de l'existence de Ganançay. Si la vie des hommes était linéaire et sûre, il ne serait pas utile d'en parler... Ganançay éprouve une haine féroce envers Georges Aperghis. Ganançay n'aime pas - pas du tout - les blaireaux. Appréhende les augures. Ne peut pas supporter la vue du pont de la rivière Kwaï (celui vu dans le film). Ganançay hait l'ami d'Albertine Mollet. Ganançay hait la nervosité. Ganançay n'est allé qu'une seule fois au cercle polaire... il a juré de ne plus y retourner. Sa haine envers Jérémie Finkelstein est absolue. Ganançay redoute les pleurs. Depuis des années Ganançay fuit Ben Greenough. Aurait détesté être Calamity Jane. Ganançay craint les romans d'amour. Ganançay se méfie de l'évidence rationnelle de citations comme: "la réalité et le sort coïncident". Ganançay déteste Edward Black. Déteste les panthères. Ganançay exécre par ailleurs élever des plantes en pot. Ganançay déteste les Renault.
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Lorsque l'on fait un avec son corps, qu'on le sent présent et vibrant, immanquablement, la confiance en soi s'accroît.
Le petit guide de la méditation.
François-Marie Bressac a beaucoup de mal à mettre de l'ordre dans les souvenirs de son rêve; dans une grande confusion, il a rêvé d'Enzensberger. Voit devant lui les crises des cafards, jette un coup d'oeil dans un miroir où des goélands examinent la couleur de l'heure, tout s'arrête, il y a une vieille femme qui sent la cannelle ou le leechie - délire - une clarté modifie la façon dont les sons s'allongent et se proposent dans la nuit. Voit Enzensberger qui ouvre la porte d'une église. Dans l'institution, Enzensberger annonce des buissons étonnants - voit surgir un juif dont il sait qu'il est nommé Nathan portant un bébé endormi - un tourbillon d'ondes se met à danser sur les murs. Pendant ce temps quelqu'un, Enzensberger ou Ostapenko, brave une bande de laboureurs, dérobe des mésanges aux fenêtres du crépuscule, nomme, dans le discours, les forfaitures du tohu-bohu - une petite fille analyse sa mère tout en buvant un verre d'eau ! Il est inutile de construire le charivari des réflexions : voit Eckhart, Bellaud et Jean Clément portant un bonnet phrygien avec une cocarde tricolore - un gendarme met en place le muscle des huîtres, il y a des maisons, des murs, des rues et des jardins, les cris se transforment en quelque chose de plus hagard et anxieux - précisément - il affronte la morsure des informes; son antipathie se stimule devant les mâchoires des dames...
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Avant d'aller plus loin, il faut que je fasse une parenthèse.
Georges Duhamel, Journal de Salavin
Le mur de gauche est occupé par un bar massif ! Quelqu'un s'écrie : "c'est quand même incroyable que nous nous disputions alors que nous avons tant de raisons de nous entendre". Un ratier rôde sous une table... Oriane parle vite, d'une voix où perce du trouble, peut-être même de la peur. Au bout du bar sur un tabouret un homme ne perd pas une miette des conversations, l'atmosphère est électrique - tous semblent participer à toutes les conversations à la fois - Bloom poursuit son bavardage pendant plusieurs minute... Une bouteille circule : à tous moments, quatre ou cinq dialogues se mêlent; Théobald fait semblant de ne pas avoir entendu. Tout à coup Edward Munch ne peut plus se contenir; Sinouls affirme que une crispation née au centre du bas ventre se diffuse avec lenteur dans les organes proches. Le bar est presque plein : Rose Sanchez regarde Mademoiselle Ostapenko et elle a vu qu'elle la regarde; toute la conversation paraît très folle : l'éclairage au néon est trop fort... Mme Elena Elytis : "j'en ai assez d'être éveillée toutes les nuits par des inconnus !" des paroles diverses se croisent et s'accrochent dans la fumée des cigarettes ! Sir John Tarrou serre toutes les mains... Il a décidé de mener sa propre enquête, un silence revient: la nuit est venue... Un malaise de plus en plus visible s'établit entre les personnes présentes.
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Quelque chose ne va pas.
Didier Decoin, John l'enfer
Harley Ellison est un étudiant sérieux - n'en croit pas ses yeux! N'a pas assez le sens de l'humour pour soupçonner une erreur ou une plaisanterie: malgré sa stupeur Harley Ellison ne peut s'empêcher de lire: "rien ne reste sinon le couple..." : ce cours n'est pourtant pas un cours d'éthique ni de philosophie! Il n'est pas question de continuer avec ce professeur Eckhart : "Eckhart.edu" a pourtant la réputation d'être une adresse sérieuse... Que peut bien vouloir dire une phrase comme: "rien n'est plus atroce que le danger" ou entre "l'homme est mortel par nature".
Trouver une telle affirmation dans un corrigé n'est pas facile à accepter; c'est la première fois que dans cette université une chose semblable lui arrive, les universités sont trop chères pour des cours de mauvaise qualité! Préfère penser que cela ne signifie rien.
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C'est horrible de voir les choses comme ça!
Alice Ferney, Paradis conjugal
Le ciel est en pleine émotivité, dans de grands chaos de nuages et de noir, Mademoiselle Dedalus sait qu'elle ne pourra pas garder tout ça pour elle très longtemps... Un nuage accroche quelques arbres et se brouille: Johanna pense qu'elle ne veut pas mourir, "demain dix heure", le texte du dernier courrier est précis même si Johanna Dedalus ne sait pas du tout ce qui l'attend: s'il n'y avait son enfant quitterait la région tant elle est désorientée! Crépuscule bleu, tombée de nuit, ciel noir profond; essaie de se souvenir de ce que lui a dit Steven Saylor la dernière fois qu'elle l'a vu, Johanna Dedalus sait bien qu'il ne s'agit pas d'un suicide, Johanna se dit que tout cela n'est pas vrai, aimerait bien que quelqu'un lui dise ce qu'elle doit faire : appeler la police ou se taire et attendre; ses connaissances en informatique ne lui ont servi à rien. La mort de Steven Saylor la hante... Marche de long en large, traverse cents fois la pièce. Se sent aussi ridicule, un nuage se met à couvrir le soleil… N'a pas envie. Se sent frêle... "demain dix heure", le texte du dernier message est précis même si elle ne sait pas ce qui l'attend; pense à Steven Saylor, le dernier mail qu'elle a reçu est plus inquiétant encore que les autres; elle est morte d'angoisse...
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Je ne peux imaginer ce que c'est, si cela est.
Christian Garcin, La jubilation des hasards
Personne ne peut être enfermé dans une description linéaire, parce que la vie n'est qu'une suite d'accidents ; où se trouve la vérité puisque tous les actes doivent avoir une signification aussi folle soit-elle... N'est-ce pas, il est difficile de reconstituer les faits en dépit de leur éparpillement; ainsi, c'est ainsi que commencent la plupart des aventures. Enfin… Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Certaines choses sans importance reviennent avec une telle netteté. Pourtant tout cela m'est sorti de la mémoire, peut-être qu'on ne sait jamais rien sur personne et parfois même on sait qu'on ne sait rien; Cependant les événements se précipitent à un rythme accéléré. Donc les faits-divers ne concernent que rarement des êtres d'exception, en effet la vie matérielle est horrible, outre que il suffit d'attendre pour que l'histoire se répète... Car il faudra y revenir... souvent les choses échappent les noter permet de sembler l'oublier: certes il est apaisant de voir qu'il existe des âmes qui restent toujours égales à elles-même... Quoique la banalité du sujet n'enlève rien à l'intérêt du récit, chaque jour l'incroyable peut se produire, puisque tout cela est juste… tout ceci n'est pas très raisonnable mais il y a des récits que personne ne sait raconter... la vérité n'est parfois qu'une illusion, la vie des individus est souvent plus complexe que ce qu'ils en montrent.
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Les villes sont pleines d'amour et de douleur
Guillaume Apollinaire, Le guetteur mélancolique
Wilfrid d’Eurymédon lui semble être un patronyme de bande dessinée! Cindy Stillman se raconte sans cesse des histoires rocambolesques! Elle a rompu toute relation avec sa famille; Cindy pense que si elle avait des relations amoureuses durables, cela pourrait nuire à l'efficacité de son travail: Cindy Stillman ne s'épargne jamais rien! Est une bonne grosse fille sans élégance... Sa spécialité est la filature à moto. Cindy Stillman n'a jamais su faire rien d'autre que fouiller dans la vie des gens; la plupart du temps elle s'occupe d'affaires conjugales. Stillman a un peu de mal à comprendre les relations qui tiennent les habitants de la région - Cindy Stillman pratique aussi plusieurs sports, il y a chez Cindy Stillman une détermination sinistre: son métier lui a donné une vision cachée de la condition humaine: sait se fondre dans tous les contextes, Cindy Stillman n'aime pas particulièrement la campagne, elle vit en grande partie dans une fiction parfaite. Stillman se voit comme un géant détective quelqu'un comme Sherlock Holmes ou Hercule Poirot; quand Cindy Stillman accepte une enquête, elle ne la lâche pas - Cindy vit dans la tromperie - les dés sont pipés! Aurait pu choisir de s'appeler aussi Esther Quinn ou Queen. A l'habitude de foncer...
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Ainsi c'était cela le monologue intérieur! Ainsi il différait si peu des phrases que prononcent les vieillards qui parlent tout seuls.
Jean Giraudoux, Juliette au pays des Hommes
Est menacée par Gregorovius... Perçoit toujours partout les emportements des bateaux. Affronte les odeurs des faux-semblants... Pendant ce temps quelqu'un, Clairwill ou Hanneton, brave une foule de cultivateurs - exactement - des lueurs désabusées émoustillent l'impertinence du destin... Des pommiers arrivent de chaque goutte de son sang: tout en allant dans une cage fastueuse une enfant doute puis hurle "marchand"... elle analyse - la mémoire erre sur les bosquets: mange une part de tarte aux pommes; rien ne va plus: le rêve submerge sa conscience. Délire: Les gens sont des choses: elle est dans une salle tendue de noir... Jette un coup d'oeil dans un miroir où des alcyons admirent la couleur de la minute; crée le chant des clartés de la compréhension, contemple un thaumatorpe, jouet du dix-huitème siècle permettant de simuler le mouvement et figurant une guillotine coupant une tête... Les rêves peuvent peser d'un gros poids sur les âmes - parlemente: Un tourbillon d'ondes se met à danser sur les murs comme un carroussel grotesque, dans l'atelier, Becky présente des branches étonnantes... Sa bouche et sa tronche sont couverts d'écume, entend les pleurs d'un nouveau né - une grosse pierre pèse sur sa poitrine. Voit devant elle les querelles des mouches attentives; on lui brise bras et jambes on lui fracasse le dos. Le mot "marchand" reste suspendu dans l'air...
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Aucune importance.
Robert Pinget, Quelqu'un
Des filles le frôlent de leurs vulves gonflées, les gens sont des choses et toutes les choses deviennent des gens. Alors désigne les monstruosités du tohu-bohu. Dérobe des mésanges aux fenêtres du crépuscule. Des combats de mâtins se créent dans les feuillages. Il est inutile d'entourer l'incohérence des considérations - permet l'harmonie des lueurs de la compréhension: Benato lui sourit - il y a une vieille femme qui sent la cannelle ou la banane. Il a déjà rêvé quelque chose de ce genre; juste - délire... Le mot "rouge" reste suspendu dans l'air. Des lumières tristes échauffent l'insolence du destin... Il se défend contre mille papillons de papier, récuse inutilement l'image d'une poupée sanglante qui lui ressemble, voit Winston et Benato; un tourbillon d'ondes se met à danser sur les murs - la mélancolie erre sur les bosquets - dans l'usine, Benato présente des branchages irréels: Admire un bonnet phrygien rouge et bleu: Rien ne va plus - se compose un alcool violent de la solitude - dissimule Dominique Gregorovius aux yeux de Gwendoline Raisson - on lui brise bras et jambes on lui fracasse le dos... Benato semble flegmatique. Est menacé par elle, sa bouche et son visage sont couverts d'écume: Là ou ailleurs...
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Mais c'est quelquefois au moment où tout nous semble perdu que l'avertissement arrive qui peut nous sauver…
Marcel Proust, Le temps retrouvé
Surnomme les méfaits de l'agitation, jette un coup d'oeil dans un miroir où des albatros regardent la couleur de la minute; se compose un alcool violent de la solitude... Les gens sont des choses et toutes les choses deviennent des gens: une clarté modifie la façon dont les sons s'allongent et se présentent dans la nuit - le mot "guillotine" demeure suspendu dans l'air... Zabre semble tranquille, il faut admettre que les rêves pèsent: dissimule Claude Gregorovius aux yeux de Marco Reid: La mélancolie traîne sur les bosquets; les rêves peuvent peser d'un gros poids sur les âmes: Les luzernes sont gorgées orageuses - des batailles de chien-loups s'inventent dans les frondaisons. Découvre l'appel de la mort: Le monde s'envahit contre l'indolence, voit Armelle qui ouvre la porte d'une église. Le rêve submerge la conscience... Entend dans le lointain une voix crier le nom "Nonville"... Précisément: C'est le rival des revenants, il y a une vieille femme qui sent le brugnon ou la prune; Aragorn semble vouloir tuer Sanchez avec fureur. Délire... Dans son rêve tout ça est naturel...
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ils disent:
"c'est un de ses plus beaux tableaux"
Catherine Weinzaepflen, Le temps du tableau
Eekhoud déroule un vieux journal et annonce "Feuille du matin et Bulletin de Paris daté de quartidi 4 Fructidor". Théophraste Pellerind'Avon montre à O.V. Stein junior l'objet qu'il vient d'acheter un motard vêtu de cuir noir, casque sur les genoux semble très intrigué: Léonce Daviot s'approche de Monsieur Cottard et lui dit quelque chose: Des hommes entrent et sortent continûment, il y a beaucoup de monde comme d'habitude dans la salle des ventes; Jan Eekhoud expose un petit tableau posé à côté de lui qu'il donne pour être "Obsonville sous la révolution". Sur la tribune, derrière Jan Eekhoud, des employés s'activent, rangeant ou déplaçant divers objets: Cindy s'est discrètement installée dans un coin: Jan Eekhoud annonce "le procès-verbal imprimé du "serment prêté par les officiers et soldats des gardes nationaux du Gâtinais"": Eekhoud est bien connu pour son humour un peu lourd. Derrière le commissaire-priseur, un grand tableau représente une jeune femme la tête couronnée de lauriers appuyant sa main droite sur le pommeau d'une épée et tenant dans la main gauche un rameau d'olivier. Le public paraît peu intéressé, il fait très chaud...
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Comme elle avait gardé les moutons à Nanterre,
On la mit à garder u bien autre troupeau
Charles Péguy, La tapisserie de Sainte Geneviève
Le clocher tremble sur le bleu du ciel... Saint-Aignan-le-Jaillard n'est qu'un village, mais pour La Beude n'existent pas deux choses égales: La Beude a perpétuellement le regard baissé vers le sol... Elle marche, fait partie du décor! Saint-Aignan-le-Jaillard semble un village mort écrasé de soleil: La Beude marche sans se soucier des choses, des maisons; elle aime bien les heures chaudes de la journée où les rues sont vides! Contourne les imperfections sur le goudron de la chaussée, La Beude a chaud, elle est en sueur mais ne s'en soucie pas; de temps en temps, elle se penche, ramasse quelque chose sur le sol; les rues sont chaudes et désertes; elle s'est débarrassé du souvenir même - évite méthodiquement toutes les chiures: La Beude parcourt les petites rues de Saint-Aignan-le-Jaillard, une place ouverte de tous les côtés. La Beude met un pied devant l'autre - La Beude ne sait où elle va... Seuls de vagues bruits lointains dénoncent un reste de vie: La Beude ne voit personne - La Beude possède le don d'enregistrer les moindres détails autour d’elle tout en ayant l'air d'avancer dans le brouillard: organise autour d’elle la disposition des choses, parfois une voiture traverse Saint-Aignan-le-Jaillard...
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Jef: Raconte. Personne ne peut mieux te comprendre que moi.
Marcel Achard, Jean de la lune
De bonnes citoyennes portent des lettres de dénonciation et par exemple et il sent que l'instant est venu et les aristocrates à la lanterne et chacun se méfie de tout le monde et la chaleur de l'été s'est installée de façon durable et il voit le juif Gregorovius qui entre dans la pièce et les idées noires tournent dans son esprit et un vieillard le regarde avec attention et les hommes continuent à crier et il se demande pourquoi ils ne passent pas plus vite à l'action et il regarde et autour de lui la foule des paysans s'agite et un individu absurde se glisse parmi les paysans et le crâne se met à virevolter sans que les idées ne parviennent à se fixer! Et il ressent de la haine pour tous ceux qui possèdent des terres et près d'une porte Louis Marie Tristan discute vivement avec Justinien Bressac qui s'agite et la faux de l'égalité ne travaille pas assez et l'air vibre en flots de chaleur et l'orateur est espiègle et il ne sait plus très bien où il en est et c'est déjà primidi 21 Thermidor...
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Voici que je m'en vais en des pays nouveaux:
Je ferai la bataille et passerai les fleuves…
Charles Péguy, Jeanne d'Arc
Ton frère
pendant ce temps les traîtres guettent, prêts à se jeter sur notre République pour la mettre à mort, l'état de notre nation est effroyable. Le monde va mal. Dans nos villes, à tous les coins des rues, boucaneuses et raccrocheuses se disputent le chaland. Laboureurs et manouvriers ne mangent plus guère que des racines; la cherté de la vie oblige à des économies souvent sordides... Nos campagnes sont pleines d'enfants abandonnés qui errent à la recherche d'un morceau de pain - les caves des riches sont pleins de provisions - nos prisons sont pleines de vandales! On voit des filles de douze ans, vendues par leur mère, finir dans les bordels... Ceux qui devraient faire respecter les lois sont ceux qui les nient - cela fait deux mois entiers que nous avons bien de peine à avoir du pain... Nous mourons de faim... C'est ce qui effraie davantage. Des bandes de brigands parcourent la campagne et chauffent les pauvres gens à la paille de leur lit - malgré sa vigilance ardente le nouveau comité de salut public peine à faire respecter les lois: toute personne qui ne suit pas les idées communes est persécutée! La salmée de gland est à quinze sols,
votre concitoyen.
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Mais j'ai pris la tête, une fois de plus, car je comptais me battre jusqu'au bout.
Philippe Djian, Sotos
Date : thurs 03 august 2009 01:00:00 + 0000 From : nez-ket-tud@personne-online.aero To : Bloom@gatinais.com Subject : le temps rattrape ceux qu'il poursuit.
le génie n'est jamais à la mesure du malheur, prends garde, Bloom, il faut une justice à chaque mort - prend la vie en compte, comme un taré tu marches dans la pénombre - je sais qui tu aimes, Bloom, Bloom, Bloom... Ton passé est fétide - fais ton examen de conscience: qu'as-tu à te reprocher! Il faut une justice à chaque mort, après, il sera vraiment trop tard: je ne dirai rien car tu sais déjà tout, ton tour viendra. ton âge ne te sera pas un rempart - les disparus ne cesseront jamais de t'accompagner, Bloom ma fureur te poursuivra perpétuellement.
consulte "http://www.Bloom.org".
nobody
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J'ai pensé que je n'avais qu'un demi-tour à faire et ce serait fini.
Albert Camus, L'Étranger
Olympe a le sentiment d'être en pleine lumière. Sait que ce sera difficile; il est trop tard pour arrêter tout cela. La peur est là qui ne se laisse plus oublier - pense que le monde tout entier représente un danger pour elle - et elle a en partie raison. De Nonville est consciente de risquer sa vie à chacun de ses pas. De Nonville porte en elle un grand froid. Ne sait plus vers quoi elle marche… Olympe de Nonville est prise d'une crainte si intégrale qu'elle est incapable de fonctionner... Sait comme le mal peut être rusé (l'époque est égarée : tout est annonce de danger, mauvaises prophéties). Ses doigts se nouent, son coeur bat à coups lents et puissants: Olympe de Nonville est envahie d'un irrépressible désir de fuite... Ses yeux s'embrument d'angoisse; un danger inaccoutumé vacille dans l'air, Olympe de Nonville chancelle un moment sous le poids de l'affolement dont elle est accablée: Olympe de Nonville se sent cernée de panique. Le temps bat au rythme des battements de son coeur. Sa gorge se noue, ses jambes tremblent... Pourtant sait qu'elle n'a pas le choix. Plus rien n'a maintenant d'importance...
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Abandonner une âme, une autre, une autre encore
Et si frileusement essayer de mourir
Qu'il ne soit plus, à l'heure où cette nuit commence
Que moi-même étendu qui tremble sur mon lit.
Jules Romain, Odes et prières
La grande lame de l'éclair tranche l'épaisseur de l'ombre, il n'y a pas plus gris que le gris de ce cie, il fait sombre - il n'y a rien d'autre à quoi se raccrocher, rien qu'une immense étendue. Le jour est encombré de nuit. La nuit tombe comme un couperet; il y a des nuages. Le coeur bat à tout rompre; Ostapenko se rend compte que son pouls est précipité et que le sang lui bat les tempes; l'angoisse se dissimule sous l'apparence médiocre des choses ordinaires: comment nommer cela, cette espèce d'avertissement muet? Les nuages couvrent la ville d'un voile d | | |