Créer son blog

Blog mis à jour: 21/11/2008 14:06

A propos de l'auteur

Contactez l'auteur
Catégories

Accueil
Lettres d'amour
Littérature
Moments
Passé
Paysages
Philosophie
Poèmes
Psychologie
Vies
toutes...
Notes récentes
Peine capitale
[21/11/2008]
Spectacle populaire
[20/11/2008]
Rassemblement
[18/11/2008]
Cindy Stillman
[17/11/2008]
Regarder la mort en face
[16/11/2008]
Le roman commence
[15/11/2008]
Le soleil brille
[14/11/2008]
Affirmations de Sade
[13/11/2008]
Tout va…
[12/11/2008]
Deux cent seize ans d'att..
[9/11/2008]
Albums photo


Mes Liens
Liens

Mes Livres
Hyperfiction


Emmaüs




Soyez averti lors de l'ajout d'une nouvelle note sur ce blog

Envoyez l'adresse de ce blog à un(des) ami(s)



visites






   Tout va…  0 commentaire
[12/11/2008 15:31]

[…] l'âme qui se trouve dans une condition contraire à celle de l'âme raisonnable, n'est-elle pas une âme mauvaise…

Platon, Gorgias

La vérité n'est parfois qu'une illusion... Tout plein de petites saloperies se trament ici et là... Tout va à vau-l'eau: tout plein de petites saloperies se trament ici et là, quelqu'un d'autre, de Rémauville, laisse tomber ses mains comme des chiffons sur son visage. Un inconnu fait quelque chose. Les choses ainsi, parfois, s'accélèrent ! Edward appelle Garp. Omar Steering examine une photo de Théobald Carnavon qui a mal à gauche. Garp a mal à la tête. Madame Samia Clairwill, d'Ormesson, reste assis alors que Edward a la sensation d'être un point de lumière chaude. Tout va à vau-l'eau : Mme Doucement regarde la rivière - cela sans y prendre garde. John Tarrou imagine - alors que Roubaud lit à haute voix un texte on entend : "tout condamné à la peine de mort aura la tête tranchée..." - que Bloom regarde une pendule de marbre rouge dont le tic-tac résonne dans le silence. Au même moment Madame Odette Winston est difficile à joindre. De Séryeuse, de Coutençon, imagine que Étiennette Galiber passe beaucoup de temps à vivre en imagination. - la scène manque de netteté... Irène Garp se cache le visage dans les mains: Madame Samia Clairwill, d'Ormesson, appelle le 0142171793 et Le Défenseur de la Constitution.

La folie serait une bénédiction...





   Sinouls  0 commentaire
[04/11/2008 18:21]

Les volets étaient clos; les réverbères éteints.

Tosltoï, Les cosaques

Le visage de Sinouls allume le paysage! Jette un coup d'oeil dans un miroir - le monde se définit contre l'indolence; mange une part de tarte aux pommes: des Harpies fondent sur lui et dans le noir sous leurs ailes il ne voit rien d'autre que leurs yeux: des batailles de mâtins se créent dans les feuilles, des filles le frôlent de leurs vulves gonflées... Il y a une vieille femme qui sent le citron ou le cassis; le souvenir erre sur les cerisaies - une clarté modifie la façon dont les sons s'allongent et s'offrent dans la nuit - les émotions sont vastes, débat! Voit surgir un juif nommé il portant un bébé endormi! Le rêve submerge la conscience. Une chaleur paisible pénètre dans ses muscles... Elena Elytis danse tout autour de la chambre: est menacé par Gregorovius; son ressentiment se froisse devant les gueules des jeunes femmes, à Puiseaux les habitants s'aiment sans le savoir! Les rêves peuvent peser d'un gros poids sur les âmes... Un tourbillon d'ondes se met à danser sur les murs! Dans l'institution, Sinouls annonce des buissons stupéfiants. Entend dans le lointain une voix crier le nom "Nonville" ou "Echouboulains", ne sait plus: M. Hanneton retire de ce rêve une étrange impression de malheur.





   Observation  0 commentaire
[31/10/2008 15:31]

Je vois ce que je vois avec la matière de mes yeux, que verriez-vous avec une autre matière, avec d'autres matières?

Jean-Luc Parant, L'envahissement des yeux

C'est une autre chose que j'ai souvent pensée! Tous  se retournent. La vie est exigeante. Antoine Grand les quitte pour aller vers une fenêtre - faudrait un parfum. Une silhouette insouciante attend, regarde; ça devait finir par arriver, n'est-ce pas. N'est pas sûr de lui: ont manigancé tout ça; la victime arrive sans qu'on le désire! Parcourt distraitement les feuilles d'un canard: Le journal des hommes du 14 juillet - il suit Sir John Tarrou des yeux! Un chat veille de son seuil tiède: c'était fatal! En voilà une sacrée histoire, dit Sir John Tarrou! Rien à voir avec les ordinateurs. Il fait obscur et terne - été! Ça va durer des heures! Sir John Tarrou rit - face écarlate; a besoin d'un coup de savon: ils choisissent une petite table: tout ceci n'est apparemment pas très cartésien - la rivière noire s'écoule, on trouve de tout aujourd'hui...





   D'un amour  0 commentaire
[27/10/2008 9:44]

Il n'y avait pas un an que sa jolie figure commençait à lui donner quelques voix amies parmi les jeunes filles.

Stendhal, Le rouge et le noir

Y a-t-il donc des amours anachroniques? Il m'a fait ce que je suis! Notre passion l'un pour l'autre n'a effectivement pas besoin d'être protégée - je me sens divisé entre le bien et le mal; il a toujours partagé mes pensées - je voudrais tant retrouver notre passé - nos années d'enfance ont établi entre nous des liens d'affection et de joie que rien ne peut rompre, il y aurait trop à dire. Nous avons beaucoup ri et beaucoup pleuré ensemble. Je sens remonter en moi tout le parfum de mon enfance: je pense ce qu'il ressent - il croyait qu'il serait heureux, dès que je pense à mon enfance je nous vois - me parler est comme lui parler! Je perds beaucoup quand je ne suis pas avec lui, il a créé mon vrai moi, j'ai toujours aimé sa chevelure! L'ambition et le dévouement alternent dans sa félicité, y a-t-il donc des amours anachroniques? Il a pris possession de moi d'une manière ou d'une autre, il y a entre nous un solide courant de sensations qu'il est malaisé de ne pas reconnaître. Le goût de chaque chose me revient: nous avons les mêmes expressions mais nous cachons tellement nos pensées que nous ne savons pas ce que nous voulons - nous finissons par nous ressembler...


   Amour  0 commentaire
[26/10/2008 10:39]

Pour que la mort d'Albertine eût pu supprimer mes souffrances, il eût fallu que le choc l'eût tuée non seulement en Touraine, mais en moi.

Marcel Proust, La fugitive

Il devine toujours ce que je vais dire; nous finissons par nous ressembler. Il y a entre nous un indomptable courant de sensations qu'il est pénible de ne pas reconnaître. Rien ne nous effraie dans le monde - sa voix a une telle ardeur que j'ai le sentiment de parler à travers lui, toujours cette difficile volonté de transparence; il m'a fait ce que je suis: il est l'être le plus merveilleux que je connaisse - rien n'a de sens si je ne peux le partager avec lui: en lui appartenant j'ai la notion d'appartenir à tous les autres, je pense ce qu'il sent! Notre amour l'un pour l'autre n'a vraiment pas besoin d'être protégé... Il croyait comme moi qu'il serait heureux, j'ai toujours aimé la magnificence de sa chevelure; nous sommes deux doubles. Oublier tout calcul c'est un rêve. Me parler est comme lui parler! Je ne lui ai jamais menti; il a créé mon vrai moi; nous sommes les images en miroir l'un de l'autre. Aller plus loin dans le fantastique... J'aime son ardeur et son calme dans le plaisir! Je sais les changements qui se produisent en nous... C'est lui qui m'habite...


   Garp et Marguerite  0 commentaire
[23/10/2008 11:24]

A l'une des extrémités du bureau, un bas-relief représentait un disciple de Bouddha assis avec ses pieds de côté.

John Saul, L'ennemi du bien

Au fond Garp fait un signe de la main à Marguerite Audoux... Mademoiselle Stillman s'est installée dans un coin... Eekhoud se demande quand même pourquoi il continue à faire ce métier... Jan Eekhoud est connu à Fontainebleau pour son humour un peu lourd ! Jan Eekhoud offre au public un petit cercueil de bois noir sur lequel est gravé "Catilina". Comme d'habitude il y a  beaucoup de monde dans la salle des ventes mais cela ne signifie pas que la vente sera un succès :  les enchères se poursuivent. La vente est peu animée, le public semble peu excité... George Corvick lève une main, Jan Eekhoud déclare : "le lot 452 est adjugé pour trois cent euros à George Corvick"... Un employé passe entre les rangs tenant à la main un objet; des hommes entrent et sortent - Edward Munch entre dans la salle des ventes - Jan Eekhoud lève son marteau : la salle est pleine d'objets de toutes sortes. Une jeune femme svelte traverse la salle...


   Contre X…  0 commentaire
[19/10/2008 12:38]

Mais que serait-il arrivé au cas où l'univers aurait arrêté de se dilater et aurait commencé à se contracter?

Stephen W Hawking, Une brève histoire du temps

Contre le jacobin Nonville

à nos  représentants

primidi 1 Fructidor

la surveillance active pénètre les projets. Pendant ce temps nos campagnes sont pleines d'enfants abandonnés; il faut être aux portes des boulangers dès quatre heures du matin - et la bougue coûte 15 livres. Or les gros cultivateurs sont dangereux. Nous avons dans nos communes des riches fermiers qui accaparent les terres, le citoyen Nonville possède une grande exploitation formée de plusieurs terres qu'il a réunies et confiée à deux cultivateurs. Les gros laboureurs prétendent être libres de labourer les terres pour qui bon leur semble. Nous demandons l'arrestation de l'aristocrate Nonville... En temps de révolution il ne peut y avoir de pitié -

un ami de la liberté.


   Guittard de Floriban  0 commentaire
[29/09/2008 17:32]

La vraie diversité ne se trouve aujourd'hui que dans les imaginaires.

Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Quand les murs tombent

Guittard de Floriban lutte contre la panique de la mort dont les apprêts se font sous ses regards. L'atmosphère est divaguante, dans les esprits apeurés, réalité et cauchemars se fécondent. Une adolescente agit comme une somnambule... Des rats courent le long des murs... Au-delà des barreaux ne s'aperçoit que l'obscurité : un homme est couché dans un coin, sur le dos. Des têtes coupées sont jetées dans des paniers d’où s'échappent des flots de sang. Guittard de Floriban ne connaît personne ! Une émanation de la sueur envahit la salle, des rats se disputent quelques miettes de pain : la pièce n'est vaguement éclairée que par quatre lanternes à fumée noire ! L'air est pestilentiel, pénible - il fait chaud... Des hommes, des femmes, des enfants agonisent, un vieillard qu'un soldat essaie d'emmener s'agrippe à une colonne ! Un gémissement plaintif se fait entendre... L'odeur est horrible, Guittard de Floriban se cache pour dévorer un morceau de pain. Près de la porte, un soldat lit à la haute voix la liste des condamnés du jour ! La fièvre lui martèle la tête : un enfant accroupi sous un corps suspendu lèche un des pieds baigné de sang frais, une vague irradiation vient de la porte, une voix hurle : "Guittard de Floriban, Louison a faim"...


   Un super héros  0 commentaire
[16/08/2008 8:13]

Rien ne l'autorisait à entendre autre chose. Alors, quoi?

Véronique Olmi, La pluie ne change rien au désir

C’est un super héros, il est plein de pouvoirs de toutes sortes. Par exemple il peut percevoir les ondes maléfiques de ses ennemis à travers les murs de béton les plus épais. Dès qu’il sort de l’école — il est encore très jeune, dix ans et demi… mais la valeur n’attend pas le nombre des années comme a dit son instit — il retrouve ses super-pouvoirs même si ses copains ne le savent pas et continuent de l’appeler Julien parce qu’ils ne savent pas, ne peuvent pas savoir que Julien c’est super-Julien.


   Le mot "pouvoir"  0 commentaire
[07/08/2008 9:02]

Je vous demande seulement si vous avez du feu.

Harold Pinter, L'Amant

C'est le mot "pouvoir" qui a provoqué son réveil - du moins c'est ce dont il se souvient... Des images rêveuses se bousculent dans sa tête! Volt des oiseaux aux fenêtres du crépuscule... Une grosse pierre pèse sur sa poitrine - cache Claude aux yeux de Leonardo Ernaux; Bloom paraît serein! Discerne toujours les rages des bateaux sur la rivière blanche, voit Thomas et Marco Reid portant un bonnet phrygien. Des Harpies fondent sur lui. Un fantassin installe la fesse des clovisses - voit Bloom qui ouvre la porte d'une église. Le visage de Bloom allume la campagne, sa rancune se dépite devant les gueules des femmes - tout s'arrête - le mot "pouvoir" reste suspendu dans l'atmosphère, regarde Gregorovius, il faut admettre que les rêves pèsent, sa bouche et sa gueule sont couverts d'écume. Bloom lui sourit - dans la fabrique, Bloom propose des branches étonnantes, précisément - le rêve submerge la conscience, il perçoit la morsure des harpies, il se défend contre mille papillons de papier, observe une lithographie signée Delpech montrant Jean-Paul Marat... Demeure étranger à tout, une chaleur paisible pénètre dans ses muscles. Affronte les effluves des comédies! Les hurlements se transforment en quelque chose de plus égaré et épouvanté! Quelqu'un d'autre rapproche et bouscule Bloom... Les émotivités sont vastes...


   Horreur de l'amour  0 commentaire
[01/08/2008 11:56]

Mais, dans la mesure même où cette répugnance augmentait, grandissait le désir d'aller rejoindre Basini.

Robert Musil, Les désarrois de l'élève Törless.

Elle a horreur de tout ce qui est gluant, visqueux, de la sueur... N'a fait l'amour volontairement que lorsqu'elle voulait être enceinte; Fulvie serait prête à payer elle-même pour que son mari aille coucher avec une autre femme. Gilberte vit dans une sensation constante de culpabilité, Gilberte rêve à un monde de purs esprits ! L'odeur du corps de son époux lui répugne - cette attitude crée un sentiment de danger ! Gilberte s'habille mal pour éviter toute séduction : comment faire avec ça ? Gilberte n'a pas la consolation de se réfugier dans la prière. Si il n'avait pas de corps, Gilberte l'aimerait sans doute davantage : les brefs moments satisfaits de son existence présente ne sont que de vagues souvenirs de ses bonheurs d’autrefois... Et pourtant Gilberte n'est pas particulièrement croyante. Gilberte n'a jamais pu faire l'amour dans la lumière... Déteste ce corps qui pénètre en elle. C'est une impression désagréable, a voulu croire un temps que c'était son époux, son corps qu'elle ne supportait pas, mais une brève expérience avec Elstir lui a démontré son erreur. Est malheureuse ! Ne comprend pas le plaisir qu'il peut y avoir dans le frottement de deux corps... La vue d'une queue lui fait horreur... Se prend parfois à rêver qu'une maladie prive son époux de tout désir, sous n'importe quel prétexte se couche de plus en plus tard dans l'espoir que son époux se soit endormi - ne comprend pas comment elle a pu se marier... Invente toutes sortes d'excuses pour échapper aux envies de son époux...


   Psychose  0 commentaire
[14/07/2008 17:43]

Non, monsieur Lenoir, vous n'êtes pas dans un cauchemar.

Armand Salacrou, L'archipel Lenoir

Omar sait que là où il est et à cette heure il est inutile d'appeler et essaie de s'arrêter de courir et le cerveau se met à tourbillonner sans que les idées ne parviennent à se fixer - et sa ferme est à plus de deux kilomètres et le motard ne cherche pas… il ne sait plus vers où aller et le motard devient le fantôme du jeune chasseur d’autrefois et Omar pense: "l'univers ne se ferme pas" et ne sait où aller et voit les yeux bleus du chasseur qui le fixent et n'a pas le temps de penser ni de réfléchir et la campagne est vide à des kilomètres à la ronde et Bumstead se revoit tirant le corps encore chaud sous les hautes fougères rousses d'automne et la silhouette du motard se confond avec celle de son ancienne victime et le motard est tout vêtu de cuir noir et sa moto est noire et entend son coeur qui bat à toute allure et dans son inquiétude Omar a laissé tomber son téléphone et Omar Bumstead n'a pas le temps de se poser des questions et Bumstead sait avec certitude que le motard joue avec lui comme un chasseur avec son gibier et dans son angoisse le présent et le passé se mêlent et plus rien d'autre n'a d'importance et il pense qu'il va mourir comme une bête nuisible et Bumstead court dans la nuit et Omar Bumstead sait qu'il est inutile d'appeler ou de crier et...


   Une détective  0 commentaire
[04/07/2008 16:09]

Eh bien, mon vieux! Tu en fais de belles!

Tristan Bernard, Triplepatte

Cindy Stillman a l'esprit audacieux - ne s'est jamais posée de questions sur elle-même, fait toutes ses filatures à moto... La plupart du temps elle s'occupe d'affaires conjugales, a déjà pu discuter avec Bressac et Enzensberger, est une bonne grosse fille: l'essentiel de sa méthode de travail consiste à écouter les gens qu'elle rencontre, son intelligence est toute  d'intuition, même si son métier lui a donné une vision sordide de la condition humaine. Il y a chez Cindy Stillman une détermination sinistre. Cindy Stillman vit dans l'accident. Cindy Stillman se raconte sans arrêt des histoires elle vit dans une fiction complète. Elle pratique aussi plusieurs sports. Ne dit une chose que si elle la pense. Cindy Stillman a appris que les gens mentent. Essaie de se faire passer pour une étudiante faisant une thèse sur l'histoire du Gâtinais, elle n'est ni belle ni laide; Stillman se voit comme un énorme détective. Elle est de ces femmes qui savent rapporter des renseignements qu'on ne donnerait pas à une autre; ses dés sont pipés.


   Albertine Mollet  0 commentaire
[27/06/2008 9:55]

Pour la première fois de sa vie, Lisbeth Salander ressentit un besoin pressant de demander conseil.

Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Elle aime l'ordre, l'obéissance, la morale ! Est une maîtresse-femme. Chez elle tout ne fait qu'un ! Aime les chiens : les chiens, cherche leur obéissance, Albertine Mollet n'a jamais manqué de courage ni de persévérance. Si les choses évoluent, c'est à son initiative, Madame Albertine Mollet  est avant toute chose une femme d'ordre,   Albertine Mollet fait peu de cas des êtres mais elle admet leur existence et estime ceux qui persistent à lui être utile. On ne peut rien lui apprendre sur elle-même ; (Madame Albertine Mollet semble avoir besoin d'un ennemi) est une femme solide, à la démarche virile. Toutes ses phrases ont la force d'une loi! Ne connaît pas le regret... Albertine Mollet corsète sa dignité dans ses tailleurs Chanel, beaucoup de couples vivent ensemble et s'aperçoivent qu'ils ne sont pas amoureux, certains ne s'en rendent jamais compte. Se sent incapable d'aimer autrui, n'écoute personne jusqu’au bout ; n'a pas peur de savoir. Est une petite femme brune aux allures d'ours -  Albertine Mollet ne donne jamais rien...


   Un reve de Proust (du General)  0 commentaire
[12/06/2008 17:14]

C'est exactement ce que je veux dire.

Gertrude Stein, Tous les après-midi (un dialogue)

Proust rêve; est en-dehors de tout; des clartés désespérées exaltent l'impertinence du hasard. Un tourbillon d'ondes se met à danser sur les murs. Affronte les ondoiements volupteux des prisonnières... Dissimule Nathan Gregorovius aux yeux de Louison Rosa: Les nervosités sont immenses; contrôle Nathan: Voit Clairwill et Garp; voit Garp qui ouvre la porte d'une église. Dans l'établissement, Garp montre des rameaux étonnants; Garp semble indifférente: Délire... Hurle "Garp", "Garp", sans deviner le véritable sens de ce cri: Irène danse tout autour de la chambre: Des Harpies fondent sur lui; le souvenir traîne sur les boulaies, on lui brise bras et jambes, les herbes sont gorgées noires: Un moustique traverse l'air: Garp paraît vouloir assassiner Blanche avec rage, il y a une vieille femme qui sent la banane ou la groseille. Il est dans un espace tendu de noir; orné d'ossements, de têtes de cadavres: Puiseaux paraît agité. Une chaleur paisible entre dans ses muscles: Débat: Le mot "fils" reste suspendu dans l'atmosphère: Garp lui sourit; est menacée par il - se compose un alcool violent de la solitude. Vole des mésanges aux fenêtres du crépuscule...


   Lettre anonyme  0 commentaire
[07/06/2008 14:01]

Il est dur de garder tout son cœur. Il est dur de ne pas être aimé. Il est dur d'être seul. Il est dur d'attendre.

Paul Claudel, Partage de Midi

Benato a une méfiance instinctive envers tous ceux qui réussissent, se demande quand même pourquoi Rachid lui enverrait tant de courriers anonymes: Benato se demande ce que son cousin va penser: Théobald pense qu'il ne sait pas très bien ce qu'il va pouvoir dire. Estime qu'il est stupide: Benato s'étonne qu'il s'intéresse autant à la révolution française. Théobald Benato feint de s'intéresser à tous ces objets... Le mail précisait par ailleurs que Rachid Sanchez nierait toute accusation: Aussi loin que Benato remonte dans sa mémoire il ne trouve que jalousie à l'égard d'un cousin plus excité et plus altier - il se ronge les ongles: son humeur hésite entre l'humiliation, la colère, l'insolence et la honte. Benato regrette d'être venu, d'avoir stupidement obéi au texte du message. Benato se distrait en inspectant les objets: la pièce est pleine de meubles: une commode en marqueterie estampillée Mondon; une psyché en bois de chêne; un canapé à oreilles en pin sculpté, à huit pieds; un canapé à important décor d'entrelacs et de rinceaux clairs sur fond de sapin... Il se demande s'il doit parler de la lettre anonyme qui accuse son cousin... Dans la monumentale montée d'escalier d'autres gravures encore: une assemblée de cruches dominée par un évêque ; un terrain vague couvert de merdes, sur lequel un enfant se torche avec le bref du Pape... Partout les objets les plus captivants: une carte coloriée du département de la Seine-et-Marne à l'échelle de vingt-quatre mille toises, datée du 24 février 1792 ; un calendrier perpétuel donnant les correspondances entre les dates "vieux style" et "nouveau style" ; un lavis de Nicolas Colibert portant Madame M.J. Philipon Roland, née en 1784.... Théobald admire le jardin symétrique... Théobald Benato n'aime pas être porteur de mauvaises nouvelles. Le soleil atteint une des grandes fenêtres de la pièce. Se demande comment son cousin peut être si riche; se demande ce qu'il fera si Sanchez avoue être l'auteur des mails anonymes, a presque envie de rentrer chez lui: finit par s'asseoir...


   Modestie (fausse)  0 commentaire
[29/05/2008 17:48]

mythologiques mots des hommes

Joseph Guglielmi, Fins de vers

 

Un nuage se met à couvrir le soleil, lent, large et gris; gris. Lointain... Le ciel est en plein chaos: les nuages déroulent sur la ville leurs rouleaux géants... Le ciel tremble de rouge et de noir... D’Eurymédon pense que ce petit est beau comme les feuillages d'un arbre et en bonne santé comme un caillou dans un ruisseau... D’Eurymédon craint les vieux démons: sa peur remonte à plusieurs siècles! Nathan n'ose pas encore se dire qu'il est peut-être heureux: personne ne l'a jamais traité comme ça; il y a longtemps que il rêve d'élever un enfant! D’Eurymédon craint toutes les mauvaises rumeurs! Wilfrid d’Eurymédon réfléchit aux événements qui viennent de se dérouler et à leur signification; les jours se suivent et ne se ressemblent pas! D’Eurymédon se sait prisonnier de l'histoire! Nathan est rassuré d'avoir obtenu un certificat de civisme: les événements désagréables auxquels on s'attend ne sont pas moins désagréables pour autant quand ils se produisent. Sent qu'il doit rester infime, D’Eurymédon n'a jamais rien fait de mal... Wilfrid d’Eurymédon se rend bien compte que sa présence n'est encore que tolérée par Puiseaux; D’Eurymédon sait tout ce que la vie a d'impitoyable; Nathan fait partie de ces hommes à qui la vie apprend le bon usage des petits malheurs, un nuage se met à couvrir avec lenteur le soleil approfondissant de son ombre le gris de la ville... D’Eurymédon hésite entre la joie et la prudence. On se fait à la férocité des lois de son siècle!


   Une position avantageuse  0 commentaire
[25/05/2008 15:15]

Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs.

Charles Péguy, L'argent

Se flatte d'être un meneur d'hommes! Les choses flottent dans ce chaos comme des cadavres! Des rues abandonnées: des carrioles sont garées le long des trottoirs... Ces temps de trouble encouragent toutes les délations... Bressac ne se sent vivre que dans la seule mesure où il est regardé, comment garder le silence sur tant de choses? A habilement accusé le maire de Puiseaux de se commettre dans le commerce des grains, seuls les pigeons proposent une agitation attentive - une atmosphère incertaine d'effroi plane sur la ville - il est partisan de l'obligation de dénoncer sans laquelle il affirme qu'il n'est pas de bon républicain. Il se félicite de toutes les acquisitions de terres qu'il a pu faire aux enchères; tout au long des rues, des journaux sont collés sur les murs... Au coin des rues O.V. Stein junior et Ranou Shirazi, un confessionnal sert de guérite à la garde nationale... Des murs appareillés de pierres et de briques dont la base est fleurie de roses: Bressac sait que les gens de la foule n'auront jamais les moyens d'acheter des terres aux enchères; Bressac sait que sa position de commandant de la garde nationale d'Egreville lui donne une grande influence; il lui faut passer à l'acte. Bressac est aussi assez satisfait d'avoir pu montrer son sens de l'égalité. Il repasse dans son esprit les événements, ce qu'il a dit! Pense que toute personne ayant un pouvoir a le droit de l'utiliser, depuis plusieurs jours Puiseaux vit dans l'affolement,  un petit groupe de citoyens lit un des journaux collés sur la porte de l'église!


   Rien ne devient clair  0 commentaire
[24/05/2008 12:53]

Il jugeait cela impossible à supporter pour un homme. Moi, j'ai seulement senti qu'il commençait à m'ennuyer.

Albert Camus, L'étranger

Pourtant ce site était recommandé par Théobald - il n'est pas question de continuer avec ce professeur Eckhart - Leoncio Ionesco est furieux! Que peut bien vouloir dire: "tout est parfaitement clair", pourquoi payer si cher si c'est pour être traité d'une façon aussi inaccoutumée? Leoncio Ionesco continue à lire avec stupeur le corrigé de cours déposé dans sa boîte aux lettres et signé par le Professeur Eckhart: "la brute d'être perdu amène l'homme à s'interroger sur lui-même... Ce que l'homme croit véritable est vrai - la brute est absolue"! Leoncio Ionesco prend son travail à coeur: les phrases du texte du  corrigé semblent sans lien - Leoncio Ionesco est étonné. Leoncio Ionesco ne connaît son professeur que par ce qui a été dit dans les forums internet; Leoncio Ionesco est plutôt troublé! Prend ses études très au sérieux... C'est sûr qu'il va falloir faire quelque chose - ne voit aucune relation entre le travail qu'il a produit et les commentaires qu'il reçoit comme corrigé - a l'impression que ce monsieur le professeur Eckhart est ironique; ou entre "sans brute il ne faut ni espérer ni désespérer": trouver une telle affirmation dans un corrigé n'est pas facile à accepter...


   Accusation publique  0 commentaire
[15/05/2008 6:09]

avec vous Samuel

de cinq ans

et grand propriétaire

terrien

nous ne semons pas

de petits cailloux

Denis Boucher, Grandeur nature

Sextidi 16 Thermidor an I

à nos illustres représentants contre le malveillant Antoine de Nonville de Sorgues

Vertueux représentants d'un peuple souverain  et libre, quels que soient vos pénibles travaux, que l'amour de la patrie vous retienne au poste où la confiance vous a placée et que vous remplissez si dignement. Pourtant les fillettes accusent leurs parents de tous les méfaits: le pain manque - et la vie ne vaut plus rien - or les métayers nous obligent à leur donner une quantité considérable de grains prise sur notre moitié... Quelques cultivateurs ont accaparé les propriétés ils ont amodié tous les biens qui appartiennent à des propriétaires non cultivateurs.

Le citoyen Antoine de Nonville, ci-devant seigneur de Rémauville, possède une grande exploitation formée de plusieurs terres qu'il a réunies et confiée à deux fermiers! Les grands cultivateurs s'emparent de tout au préjudice du journalier ou de l'individu peu aisé: les citoyens de Sorgues exigent la tête d'Antoine de Nonville... La justice, la liberté ou la mort!

Un ami de la liberté.


   La liberté  0 commentaire
[13/05/2008 5:40]

Tara m'avait appris à penser autrement.

Luc Leruth, La machine magique

Ma malheureuse tête ne peut plus endurer l'horreur de ce supplice: l'innocent devient toujours la proie du coupable - toute morale est une convention - partout résonne la voix de ceux qui prêchent la mort... Nos sentiments, seuls, nous permettent de savoir les choses, la section des piques... La grandeur d'un état n'est pas compatible avec le bonheur des citoyens - dans un siècle entièrement corrompu le plus sûr est de faire comme les autres: je suis en droit de réclamer cette liberté qu'une simple mesure de liberté m'a ravie, la folie... La liberté comme métaphore, la métaphore comme métaphysique, que suis-je ici sinon un enfant? Et mon âme veut affectionner son bourreau; aller au bout de l'imagination, construire une pyramide avec des corps, comme un poncif architectural - l'imagination est le seul recours - je ne le cache point, c'est avec peine que je vois la lenteur avec laquelle nous essayons d'arriver au but, l'infamie fait beaucoup plus d'heureux que la vertu... Le meurtre est-il un crime aux yeux de la nature ? Ma vie est marquée par des sacrifices répétés... Tous les hommes ont un droit de jouissance égal sur toutes les femmes: la folie est de devenir à soi-même son propre bourreau; je ne sais pourquoi j'existe et je respire encore: tout est arrangé par la nature... Visions dans la pénombre du cachot: je dresse mon membre vers sa bouche...


   Pas de pitié  0 commentaire
[25/04/2008 15:13]

Soudain (j'eus la terreur d'un ohilosophe qui sentirait sa pensée non se poursuivre par chaînons et écluses mais se reproduire en grouillant comme une culture), je vis des cadavres aborder de partout.

Jean Giraudoux, Suzanne et le Pacifique

Date : fri 11 august 2009 04:00:00 + 0004
From : ei-kukaan@ei-kukaan-online.com
To : clairwill@gatinais.com
Subject : la mort te guette elle t'atteindra n'importe où.

si tu te repends, ma vengeance sera plus douce, Clairwill, je te retrouverai n'importe où... Inutile de te mentir... Le passé résiste, le diable le veut; même Othon, ton cousin, ne pourra rien pour toi, Clairwill, Clairwill... Tu ne résisteras pas à la honte de ce qui sera révélé - celui qui sait lire, qu'il lise, je TE hais parce que sept générations m'ont enterré tout vivant: je sais ce que tu as volé autrefois... Je fus mort détenant la clef de ta mort... Rien ne s'efface. Le temps n'écrase pas l'histoire - examine ton passé et celui de ta famille; rien ne te sera plus pardonné.

Clairwill, visite ton site "http://www.clairwill.org".

lorsque le romancier sort de son rôle, ne serait-ce qu'un instant,  quel autre rôle peut-il tenir -

kimse


   Asphyxie  0 commentaire
[18/04/2008 9:38]

Nous sommes-nous égarés? L'esprit de la colline serait-il un esprit de perdition? Faut-il demander à la raison d'exorciser cette lande?

Maurice Barrès, La colline inspirée

L'espace manque d'air... Le ciel cache des menaces - il fait sombre et terne; le monde entier devient effroi... La bête de la crainte passe. La peur submerge comme une rivière, de grandes voiles traversent rapidement le ciel, peu à peu, l'anxiété a fait son chemin, elle s'est introduite lentement sans que l’on n’y prenne d’abord garde, sans réaction visible, s'est installée. Quelque chose envahit le corps, le tire, l'englue; les mots qui disent l'anxiété  difficile à contenir traînent dans l'air...  d'instinct, le corps cherche une tanière; un souffle fort passe sur les membres; Blanche attend pendant des secondes interminables: il n'existe pas de havre de paix où se mettre à l'abri du mal, Blanche regarde le monde qui l'environne comme une menace, tout paraît être homicide... Les yeux se dilatent de menace. Il n'y a pas plus gris que le gris de ce ciel, le vent siffle, Blanche claque des dents, l'air manque, la chaleur est terrible… A le sentiment de transpirer du plomb fondu par tous les pores de sa peau. Les nuages sont striés de rouge...


   La section des piques  0 commentaire
[12/04/2008 15:12]

Ça m'a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n'avais pressenti ce que voulait dire "exister".

Jean-Paul Sartre, La Nausée

Il n'y a aucun danger à ne faire point le bien, la fureur... Nos sentiments, seuls, nous permettent de savoir les choses; et nous avons besoin de ténèbres aussi j'ai appris à souffrir: la section des piques... Le ciel est la chose du monde la plus instable! La folie... La jouissance : je la trousse d'une main jusqu’au nombril, de l’autre je lui ouvre la bouche... Et ce n'est qu'en répandant le sang des hommes qu'on parvient à les dominer; qui sait s'endurcir aux maux d’autrui devient bientôt imperturbable aux siens propres, ce qui compte c'est la fonction à laquelle l'individu est adapté, détruisons tous les préjugés... La liberté se trouve dans le faire non dans l'être. Vous qui vous mêlez de gouverner les hommes, gardez-vous de lier aucune créature ! (Lumière des chairs)... Il y a en effet dans l'idée de liberté une fougue qui emporte l'homme mais aussi de la solitude. Il est facile de se créer une conscience analogue à ses opinions... Je suis en droit de réclamer cette liberté qu'une simple mesure arbitraire m'a ravie... Lois naturelles du corps et de l'envie (je glisse ma main entre ses cuisses chaudes). Le meurtre est-il un crime aux yeux de la nature? Je demande grâce: aller au bout de l'imagination, construire une pyramide avec des corps...


   Occupations  0 commentaire
[09/04/2008 16:32]

Je ne me rappelle pas une réflexion, pas une combinaison. Je me rappelle des sensations tourbillonnantes, quelque chose de brûlant, de frénétique, d'intolérable, une terrassante névralgie de tout mon être intime…

Paul Bourget, Le disciple

Téléphone à Omar Steering pour lui parler des derniers can-cans; consulte sa montre de gousset toutes les deux minutes. Se regarde dans un miroir et se dit qu'elle a changé... Rosa ouvre le tiroir d'un bureau, en retire un dossier volumineux! "je dois"; Madame veuve Rosa Sinouls se dit qu'elle a faim, elle calcule que sa seule chance de devenir conseillère municipale est de laisser croire à son absence d'intérêt pour cette fonction. Mme Sinouls recherche ça. Mme Sinouls range les photocopies d'archives locales étalées sur son bureau... Sinouls entre dans sa salle de bains mais n'y reste que deux secondes, fait aussi une erreur de calcul en établissant sa déclaration d'impots; Mme Sinouls a le visage fermé, Rosa ne sait plus très bien où elle en est. Confortablement installée dans un fauteuil Rosa lit un vieux journal intitulé "Les Actes des Apôtres".  écrase le bout de sa cigarette, se lève et pense à la maison d'Albert Honeystone... "je dois": elle signe un chèque. Madame veuve Rosa Sinouls lit un petit livre à couverture cartonnée pris sur son bureau: "Révolution et contre-révolution en France: 1789-1815" signé D.M.G. Sutherland. Rosa allume des bougies: "il le faut". Se brûle le pouce en allumant une cigarette, quitte son living-room, traverse le couloir, inspecte la salle à coucher; est difficile à joindre, fouille dans les archives de sa famille; regarde la rivière auprès de laquelle s'est passé l'essentiel de sa vie... Jette tous les vieux journaux et magazines…

Chacun fait quelque chose dans le désordre... Elle, elle entreprend l'inspection des ongles de sa main gauche !


   Plaintes  0 commentaire
[05/04/2008 14:50]

J'eus la terreur d'un philosophe qui sentirait sa pensée non se poursuivre par chînons et écluses mais se reproduire en grouillant comme une culture.

Jean Giraudoux, Suzanne et le Pacifique

 

Payer aussi cher pour de telles insanités est imbécile, Serge décide de porter plainte; ce cours n'est pourtant pas un cours d'éthique! Pourtant ce site était recommandé par Monsieur Elstir, que peut bien vouloir dire: "ce qui ne devrait pas arriver arrive", ne voit aucune relation entre le travail qu'il a produit et les commentaires qu'il reçoit comme corrigé, il est inadmissible qu'un professeur se moque de ses étudiants, Serge continue à lire avec stupeur le corrigé signé par le Professeur Elstir: "le chaos n'est pas facile à supporter, nos chaos n'obéissent jamais au hasard... Quelle est la quantité de chaos qu'on peut supporter" - pourquoi payer si cher si c'est pour être traité d'une façon aussi inaccoutumée? C'est la première fois que dans cette université une chose semblable lui arrive... Monsieur Elstir a écrit aussi: "les chaos restent toujours sans réponses... Le monde ne se ferme pas", est désorienté ! Parfois cependant une pointe de lucidité - "..." - mais sans lien avec le sujet du travail: "du Hanneton"... N'en croit pas ses yeux, que faire dans une situation pareille? Pourtant monsieur le professeur Elstir a une réputation internationale; Serge préfère penser que cela ne signifie rien; prend ses études au sérieux: n'a pas assez le sens de l'humour pour soupçonner une erreur ou une plaisanterie...


   Vérité des mensonges  0 commentaire
[23/03/2008 17:28]

Où pourrait-elle trouver une réponse à toutes ses interrogations?

Marie Gray, Nouvelles histoires à faire rougir

Forward : personne@nemo.edu
To : jean-pierre.balpe@gatinais.com
Subject : après le réel,  qui en provient oblige à ne pas se contenter de si peu.

n'importe quelle élucubration, même la plus surprenante, finit par paraître vraie: je viendrai comme un voleur... Jean-Pierre Balpe, je suis celui qui sait, comme un dingue tu marches dans le crépuscule - les jours appréhendés sont là! Tu vivras dans une angoisse croissante. Jean-Pierre Balpe, tu mourras sous les insolences - la mort n'a jamais entièrement raison de la mort! N'as-tu pas encore compris... Interroge-toi; celui qui sait lire, qu'il lise! Je discerne ta panique; Jean-Pierre Balpe, ta torture sera ma joie - regarde le site "http://www.labart.univ-paris8.fr".

niemand


   Description  0 commentaire
[15/03/2008 15:09]

Y avait de quoi vous couper l'haleine.

Jean Giono, Un de Baumugnes

Le lundi 07 août 2009. Quelqu'un permet chaque jour de nouveaux courriers imbéciles qui pullulent comme des hyménoptères sur son ordinateur:

...est horriblement malheureux. Hanneton est demeuré célibataire. Hanneton est prisonnier de sa queue! Monsieur Hanneton a dans le regard un amour pour toutes les provocations charnelles, M. Hanneton comme tous les pervers est naïfs; pour lui, la vie n'a de sens que dans sa réalité physique - Tristan comme tous les pervers est naïfs -  a dans le regard un amour pour toutes les provocations charnelles; Monsieur Hanneton est comme ça! Monsieur Hanneton ne trouve la plupart du temps le sommeil qu'après s'être masturbé... Pour lui, la vie n'a de sens que dans sa réalité physique; l'un doit survivre à l'autre. L'abonnement au web est aussi répandu que celui à l'électricité ou à la télévision. M. Hanneton n'a peut-être pas d'âme, M. Hanneton est attiré par les maisons inquiétantes. M. Hanneton va souvent au bois de Boulogne ! Monsieur Hanneton n'a pas beaucoup d'âme ! Hanneton a perdu tout sens de la dignité; pour lui, la vie n'a de sens que dans sa réalité physique : est malheureux... Tristan est attiré par les maisons glauques....

Benato sent qu'au-delà de la confusion de surface des textes il doit y avoir là quelques signes clandestins.


   Qui vive…  0 commentaire
[07/03/2008 14:24]

Qui vive? Est-ce moi seul? Est-ce moi-même?

André Breton, Nadja

Sait que sa vie est trop courte pour accepter de perdre du temps... Wilfrid D’Eurymédon n'a plus de passion forte. Wilfrid est un personnage composite, D’Eurymédon n