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marche à reculons ne veut pas voir la mort en face sait qu’elle est là la suit ne la lâche pas d’un pas ne veut pas surtout pas la voir en face avec son regard vert-gris de Méduse son odeur de sexe de femme de forêt d’automne grosse de champignons ses grimaces dans son dos l’ironie de ses bouffées de rires sa silhouette ordinaire ordinaire de femme ordinaire ses bruits de vieille voiture poussive de temps qui passe entraînant les banalités ordinaires des jours ordinaires comme l’obligation de faire la vaisselle balayer la poussière des pièces nettoyer les vitres encore nettoyer les vitres encore épousseter les meubles ou regarder les hommes passant sous ses fenêtres les uns après les autres les uns après les autres dans leurs odeurs d’eau de cologne tabac sueur bouches mal lavées cheveux gras ou gominés ou autres encore comme envie jalousie stupre colère aussi marche à reculons ne veut pas ne veut pas voir la mort en face
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