Et la résurrection passe dans la sono.
Huguette Champroux, Off
Car l'homme connaît mille regrets avant d'accepter un seul possible: toutes vies sont des flèches sur leurs trajectoires, quelqu'un vit puis meurt ce qui se passe entre les deux n'a pas de sens, les vies se croisent et s'ignorent. Tout a ses limites et des nations disparaissent en quelques siècles; le temps est bien le seul responsable, comment penser la perte du temps, l'ordre du temps et des choses...
Tout change: le monde s'habitue à l'absence de l'homme, la réalité emporte l'être humain selon des modes qu'il ne peut maîtriser, et presque rien ne lui reste. Ce presque rien meurt avec lui. Quelqu'un se dirige dans un sens, repar: car la chaîne des événements se propose dans un désordre terrifiant. Tout homme craint d'être entièrement mortel, sans résurrection: comme Janus le temps est un dieu à plusieurs visages... peut-être que la vérité est différente. Qu'un jeune homme regarde avec insistance une jeune fille et quelques siècles plus tard un bourreau coupe une tête!
L'homme meurt. Tuer le temps! Qu'est-ce qui fait que l'arrêt de mort est exécuté? Tant que nous sommes, la mort est présente... toute création humaine doit s'adapter au rythme variable des grands objets naturels: car nous savons que seul est inconstant ce qui est agrippé dans l'enchaînement des causes.