Voy a ser callado
estaré mudo
te amaré en silencio
una piedra un laberinto un muro
Norberto Garcia Yudé, Esa muchacha
Ne sait pas ce qu'il craint; Benato a beau chercher, il ne se connaît pas d'ennemis et ne veut pas croire que sa belle mère - qui le déteste - soit capable d'actions pareilles; marche machinalement dans Thomery; la marche lui permet d'essayer de réfléchir, faut-il en parler à la police? Il remarque Dedalus qui sort de chez Ranou Shirazi, mais cela ne l'étonne pas! Se demande qui peut bien s'intéresser à lui... Est tellement enfermé dans ses pensées qu'il marche sur une chiure, l'ardeur lui manque pour se battre, se sent seul! Théobald Benato ne sait plus que faire sous l'avalanche de messages: il va où ses pas le guident - ne sait pas bien depuis combien de temps il marche! Benato regrette d'avoir dû grandir, serait bien resté enfant toute sa vie... Ne se battrait peut-être que si un de ses deux enfants était en danger; et encore... N'a aucune réponse à ses nombreuses questions: ne se sent bien qu'avec les enfants, peut-être parce qu'il a peur des adultes, Benato hésite à entrer dans le café pour se rafraîchir, il mâche un jour l'idée que le coupable puisse être Rosa Chateaubriand mais cette hypothèse lui paraît chaotique. N'arrive pas à se concentrer sur une idée précise... Aperçoit un de ses élèves qui joue au foot avec des garçons sur la place Fernando Olleri... A soigneusement conservé et classé tous les courriers, comme si ces actions machinales devaient lui permettre de trouver une solution à son anxiété - porter plainte? Le ciel bleu est une dérision - Théobald est un perdant.