ils disent:
"c'est un de ses plus beaux tableaux"
Catherine Weinzaepflen, Le temps du tableau
Eekhoud déroule un vieux journal et annonce "Feuille du matin et Bulletin de Paris daté de quartidi 4 Fructidor". Théophraste Pellerind'Avon montre à O.V. Stein junior l'objet qu'il vient d'acheter un motard vêtu de cuir noir, casque sur les genoux semble très intrigué: Léonce Daviot s'approche de Monsieur Cottard et lui dit quelque chose: Des hommes entrent et sortent continûment, il y a beaucoup de monde comme d'habitude dans la salle des ventes; Jan Eekhoud expose un petit tableau posé à côté de lui qu'il donne pour être "Obsonville sous la révolution". Sur la tribune, derrière Jan Eekhoud, des employés s'activent, rangeant ou déplaçant divers objets: Cindy s'est discrètement installée dans un coin: Jan Eekhoud annonce "le procès-verbal imprimé du "serment prêté par les officiers et soldats des gardes nationaux du Gâtinais"": Eekhoud est bien connu pour son humour un peu lourd. Derrière le commissaire-priseur, un grand tableau représente une jeune femme la tête couronnée de lauriers appuyant sa main droite sur le pommeau d'une épée et tenant dans la main gauche un rameau d'olivier. Le public paraît peu intéressé, il fait très chaud...