Ah! pensa-t-il, il faudrait être partout à la fois.
Jean-Paul Sartre, Le Sursis
Comment faire croire ce qu'on ne croit pas - car le passé est encombré de secrets troubles à partager, il y a des romans que personne ne sait raconter - les événements s'enchaînent, rien n'est encore bien clair! Pourtant n'importe quoi peut arriver et d'une manière ou d'une autre, c'est toujours ce qui arrive: chacun joue chaque rôle mais le réel dépasse ce qui est imaginable, donc les détails n'ont pas d'importance en eux-mêmes. Puisque tout choix instantané est difficile, d’ailleurs car les choses en sont là -, enfin la scène manque de netteté; ainsi on ne sait jamais rien sur personne parfois on sait qu'on ne sait rien… en effet la vérité n'est parfois qu'une illusion, n'est-ce pas, tout est si imprévisible dans les affaires humaines; quelquefois le récit défile de façon mécanique ; parce que il n'y a pas d'unité dans une vie humaine... Quoique sait-on jamais comment les choses tournent... Outre qu'il est apaisant de voir qu'il existe des âmes qui restent toujours égales à elles-même; peut-être que toute vie est faite d'instants divers, d'espoirs contradictoires; puisque toute vie n'est rien de plus que la somme de petits aléas. le besoin humain de raconter des histoires est stupéfiant. Certes quel malheur que la réalité humaine; le sens des choses n'est jamais facile qui échappe à toute lecture.