C'est horrible de voir les choses comme ça!
Alice Ferney, Paradis conjugal
Le ciel est en pleine émotivité, dans de grands chaos de nuages et de noir, Mademoiselle Dedalus sait qu'elle ne pourra pas garder tout ça pour elle très longtemps... Un nuage accroche quelques arbres et se brouille: Johanna pense qu'elle ne veut pas mourir, "demain dix heure", le texte du dernier courrier est précis même si Johanna Dedalus ne sait pas du tout ce qui l'attend: s'il n'y avait son enfant quitterait la région tant elle est désorientée! Crépuscule bleu, tombée de nuit, ciel noir profond; essaie de se souvenir de ce que lui a dit Steven Saylor la dernière fois qu'elle l'a vu, Johanna Dedalus sait bien qu'il ne s'agit pas d'un suicide, Johanna se dit que tout cela n'est pas vrai, aimerait bien que quelqu'un lui dise ce qu'elle doit faire : appeler la police ou se taire et attendre; ses connaissances en informatique ne lui ont servi à rien. La mort de Steven Saylor la hante... Marche de long en large, traverse cents fois la pièce. Se sent aussi ridicule, un nuage se met à couvrir le soleil… N'a pas envie. Se sent frêle... "demain dix heure", le texte du dernier message est précis même si elle ne sait pas ce qui l'attend; pense à Steven Saylor, le dernier mail qu'elle a reçu est plus inquiétant encore que les autres; elle est morte d'angoisse...