Je suis venu chercher ici l'élan initial, oui, mais pour retrouver une ardeur, et non des formules.
Jules Romain, Les hommes de bonne volonté
La fin toute entière était inscrite dans le début. Un par patronyme, n'est-ce pas un message assez clair ? La mort a assez attendu - il y a des silences qui sont des affirmations, qu'importent les personnes réelles que sont Dedalus ou Steering, qu'importe tel ou tel, si l'histoire désire leur mort. Nos meurtres sont plus que des crimes. Le pire châtiment est de se laisser abattre sans avoir eu la possibilité de lutter ! Nous frapperons quand et où nous l'avons décidé, quand toutes les choses seront dites - nous ne vivons que pour ces assassinats. Nous savons ce qui va arriver. Mémoire des crimes ! Le temps s'accélère. Parce que nous savons ce que nous voulons, nous n'avons pas peur des conséquences de nos actes - plus rien désormais ne nous fera reculer car les temps sont venus, qu'ils disparaissent de la terre et de l'histoire des hommes. La mort peut devenir l'objet d'un amour aveugle... Il y a des regards dont le choc est insoutenable... Trajectoires. Chacun d’eux est un grain de poussière ! Car on est toujours bien aise d'être soulagé par le meurtre de ses adversaires - il y a une étrangeté parfois même un flair de l'antipathie, l'histoire est un cercle où nous sommes enfermés.