Lorsque l'on fait un avec son corps, qu'on le sent présent et vibrant, immanquablement, la confiance en soi s'accroît.
Le petit guide de la méditation.
François-Marie Bressac a beaucoup de mal à mettre de l'ordre dans les souvenirs de son rêve; dans une grande confusion, il a rêvé d'Enzensberger. Voit devant lui les crises des cafards, jette un coup d'oeil dans un miroir où des goélands examinent la couleur de l'heure, tout s'arrête, il y a une vieille femme qui sent la cannelle ou le leechie - délire - une clarté modifie la façon dont les sons s'allongent et se proposent dans la nuit. Voit Enzensberger qui ouvre la porte d'une église. Dans l'institution, Enzensberger annonce des buissons étonnants - voit surgir un juif dont il sait qu'il est nommé Nathan portant un bébé endormi - un tourbillon d'ondes se met à danser sur les murs. Pendant ce temps quelqu'un, Enzensberger ou Ostapenko, brave une bande de laboureurs, dérobe des mésanges aux fenêtres du crépuscule, nomme, dans le discours, les forfaitures du tohu-bohu - une petite fille analyse sa mère tout en buvant un verre d'eau ! Il est inutile de construire le charivari des réflexions : voit Eckhart, Bellaud et Jean Clément portant un bonnet phrygien avec une cocarde tricolore - un gendarme met en place le muscle des huîtres, il y a des maisons, des murs, des rues et des jardins, les cris se transforment en quelque chose de plus hagard et anxieux - précisément - il affronte la morsure des informes; son antipathie se stimule devant les mâchoires des dames...