Il arrivait que des gens passent à proximité pendant qu'il était plongé dans une conversation avec un chat, mais personne ne paraissait s'en soucier.
Haruki Murakami, Kafka sur le rivage
Ils ouvrent le chemin qui va de l'un vers l'autre (il fait soleil). Ils sont épuisés. Après tout, ils rêvent de nouvelles envies de vivre ici. Il commence à percevoir la nuit. Désormais, il a vécu des moments impossibles. Coup de foudre; même la petite brise est tombée. Première rencontre, tout était chargé de sentiment. Ils passent sous le panneau de la place Vaillant-Couturier, ils estiment parfois que leur corps est mort. Ils sont au bord des aveux (ils cherchent derrière l'apparence quelque chose capable de résister à l'effritement). Il fait chaud; elle rêve de photographier Issy-les-Moulineaux. Le temps se déroule dans un idéal de félicité (et de sérénité) - quelques grands arbres font de l'ombre. Ils n'auraient jamais dû se quitter. Ou alors, ils passent sous le panneau de la rue Jean-Pierre Timbaud. Il mourut de recherche. Qu'importe, leurs voisins se chamaillaient toujours. Leur seul univers est celui de la passion (les étoiles font une décoration). Elle regarde devant elle. Il ne faut pas abandonner : "la passion est si difficile à trouver". Un nuage noir fait une tache sur la lune. Il cherche quelqu'un ; ne sait pas qui. Enfin villa des Monts; la ville agite sa muleta. Le ciel tout entier les entoure - il boit. Un jeune homme marchait sans buts dans la rue du fort. Les fenêtres étaient fermées. Un interlope sentiment de déjà vu l'obsède : "tout amour est une science".