Dans le temps, il faut apprendre à marcher debout.
Ernst Jünger, Graffiti/Frontalières
Est née Bloom. Elle ne parvient pas à accepter que la vie soit ce qu'elle est - Madame Dedalus s'est autrefois égarée dans des causes trop immaîtrisables pour elle ! Johanna Dedalus fait toujours preuve d'une certaine innocence, à cause de la liberté de ses moeurs, le village lui est hostile : a bien, autrefois, envisagé de quitter le Gâtinais, mais il lui aurait fallu faire preuve de plus d'énergie qu'elle n'en disposait, n'est jamais à plus d'un pas de la nostalgie ! Il est difficile de recoller les morceaux du souvenir - a apparemment beaucoup d'ennemis (Johanna regarde tous les objets de l'univers comme autant de simulacres). Johanna Dedalus ne s'occupe plus de son enfant - Johanna Dedalus a fui sa famille très jeune - Madame Dedalus, toujours vêtue de façon excentrique, ne sort jamais sans ses deux chiens. Johanna Dedalus vit dans une certaine indifférence aux réalités sensibles du monde... Madame Dedalus aurait souhaité transformer le monde en un lieu sûr... Est une notion en puissance - n'a gardé aucune relation avec sa famille - vit dans le moment sans bien savoir ce que c'est que vivre ; Johanna Dedalus est toute d'une pièce. Ses recherches sexuelles font du dégât. S'est toujours voulue sans attaches. Est sans fêlure - les rares êtres qui l'habitent, l'habitent comme des pensées. Souffre mais considère que cette souffrance est le prix à payer !