Lucie a fait de son mieux pour camoufler sa vexation.
Patrick Goujon, Hier dernier
Mademoiselle Clairwill continue à croire qu'elle a devant elle de longues années galantes, Mlle Clairwill vit sa vie à Sorgues où elle croit poursuivre l'écriture de ce traité de sociologie: a aimé un grand nombre de fois... Chaque nouvelle aventure amoureuse l'ouvre à un infini de sensations toujours inattendues, a laissé à certains de ses amants des remords étonnants, Clairwill considère que l'amour conjugal est un poisson trop plein d'arêtes, Samia Clairwill a eu une vie amoureuse impétueuse! Chaque fois qu'elle s'abandonne à un homme, c'est toujours avec la même force... Sa vie a été des plus violente. Samia dévore la vie avec gourmandise... Samia a un côté "midinette" et en même temps une grande liberté d'esprit, quand Clairwill a envie d'un homme, elle est prête à n'importe quoi pour le posséder: sait toujours qu'elle reste encore inexplorée; la passion est le centre de son réel, Mademoiselle Samia Clairwill ne comprend pas qu'une femme puisse détester un homme! N'a jamais regretté aucune de ses aventures amoureuses aussi brèves qu'elles aient été... Sa vie amoureuse lui donne une connaissance parfaite; Samia sent s'approcher l'instant où sa vie perdra toute signification, où il lui faudra se forcer à renoncer à la chaleur de la passion, pense toujours aux hommes et, pensant aux hommes, c'est à l'amour qu'elle pense; est assurée d'avoir encore tout à apprendre de l'amour! Quand Clairwill voit un homme, ce n'est pas tant l'homme qu'elle voit que les possibilités d'amour qu'il porte en lui: Benato et Benato furent parmi ses amants... Mademoiselle Clairwill garde toujours une certaine tendresse pour ses anciens amants... Aime en l'homme une certaine rudesse.