[…] les morts s'obstinent à rester parce qu'ils attendent quelque chose des vivants.
Vinciane Despret, Être on ne pas spectre
Après tout l'assassinat n'est qu'un moyen comme un autre pour atteindre le but que nous nous fixons... les raisons de vivre et de mourir sont très variables, tout est en place pour que ce qui est prêt s'accomplisse; c'est l'histoire de l'ogre et du Petit Poucet ! L'homme ne peut pas impunément changer le cours de l'histoire... Tout le monde sait jusqu’où pareilles choses peuvent aller : il faut pourtant qu'ils comprennent ce qui leur arrive, le meurtre n'est après tout qu'un moyen comme un autre pour atteindre le but que nous nous fixons, il y a des silences qui sont des affirmations. Nous ne vivons que de ces crimes : après tout l'assassinat n'est qu'un moyen comme un autre pour atteindre le but que nous nous fixons. comme ils ont condamné une lignée à la torture, ces êtres doivent connaître la douleur : le temps s'accélère; une tête réclame une autre tête ! Il y a des regards dont le choc est insoutenable... La fin toute entière était inscrite dans le début ! Nous ne vivons que pour ces assassinats... Nous n'avons pas de scrupules à avoir devant l'assassinat lorsqu'il est nécessaire, nous savons désormais ce qui va arriver - parce que leur mort est notre seul devoir. Sous la cacophonie apparente des histoires, le destin fixe sa trajectoire absolue... Il est des labyrinthes dont l'issue ne peut être qu'un meurtre...